samedi 29 juillet 2023

studio du Québec à NYC : jour -3 sur 152

REVUE DE PRESSE

Good gracious, mon communiqué de presse a bien fonctionné. Ça a répondu en masse. Même que j'ai passé une semaine assez épuisante finalement, à accepter presque toutes les demandes d'entrevues. Étonnant à quel point on sort exténué d'une conversation avec un·e journaliste. De belles rencontres tout de même, autant au téléphone qu'en personne. Mon moment préféré? La prestation improvisée à la radio CKIA, à 8:45 AM, fallait le faire. Côté médias écrits, j'ai souri en voyant les premiers titres apparaître, alors que je venais de dire « Check bin ça, malgré que je ne le mentionne nulle part, le titre de l'article va être VICTIME de l'attaque [...] ». Les médias continuent à... comment dire... son ventre plein d'exhalaisons.

Ce matin, je prends donc une heure ou deux (ou trois, ou quatre pour être bien honnête, je regarde l'heure à l'instant) pour faire le point sur tout ce qui s'est publié à mon sujet dans les derniers jours. 6 articles, 3 émissions de radio, let's go. J'ai archivé les articles en retirant les publicités. J'ai archivé les émissions de radio sur youtube en option non répertoriée.









Concernant le dernier article, je vois bien que c'est une traduction AI de l'original de Global News. Mais même à ça, wow tout un article sur moi dans un média allemand, j'haïs pas ça.

Maintenant ça suffit l'admin, j'ai une valise à faire et un appart à vider.



lundi 24 juillet 2023

studio du Québec à NYC : jour -8 sur 152

Tiens, quand j'ai su que ça me coûterait au bas mot 450$ pour rédiger, diffuser et faire les suivis sur un communiqué de presse, j'ai tout fait (sauf me payer) moi-même. 

Superbe photo prise par Kerry Samuels, juste pour ça, ça vaut la peine de partager en masse.





dimanche 23 juillet 2023

studio du Québec à NYC : jours -10 et -9 sur 152

Hier j'ai pris l'avant-midi pour scruter tout le yelp des piscines où aller faire des longueurs à NYC. Point d'entrée comme un autre, je plonge (jeu de mot) dans la culture américaine, new-yorkaise, manhattanienne, par une fouille internet moins simple qu'elle n'en a l'air. Je lis tous les commentaires, consulte tous les sites. Je connais le fonctionnement des piscines municipales de Québec, Montréal, Berlin. NYC, c'est différent. Évidemment. J'ai trouvé une vingtaine d'options, de la piscine énorme gratuite extérieure Hamilton Fish Pool où, selon un internaute anonyme, il n'y a pas moyen de nager, à la piscine dans un gym de luxe Chelsea Piers Fitness dont l'accès membre revient à près de 500$/mois, ou 50$ pour la journée. À ce point-ci du voyage (je ne suis même pas parti encore), je convertis en argent canadien pour voir.

Je note les options viables dans un rayon de 40 min de marche et des poussières : Asphalt Green - Battery Park City campus (155$US/mois), 14th Street Y (88$US/mois); celles administrées par la NYC Parks pour 150$US/année : Asser Levy Pool, Constance Baker Motley Pool (vraiment petite à 16 m), Chelsea Pool (pas beaucoup de plages horaire pour nager, juste mercredi et samedi 11 h - 13 h), Gertrude Ederle Pool (petite à 18 m), Metropolitan Pool (Brooklyn), St. John's Pool (Brooklyn vers le sud, commence à être loin pas mal).

Il faut convertir et convertir. La piscine standard au Québec est la semi-olympique : 25 m, c'est-à-dire la moitié d'une piscine olympique, celle-ci universellement de 50 m. Il y a une logique à ça. Bon. Le standard américain pour la piscine semble être 25 yards, c'est-à-dire 22,86 m. Fun fact, on donne parfois la mesure en pieds et 25 yards = 75 feet. Il y a 3 pieds dans une verge (yard en français, faut le faire), 1760 verges dans un mille. Combien de Mornilles dans un Gallion?

Top 3 des piscines près de chez moi : Community Center at Stuyvesant High School (199$US/année), McBurney YMCA (114$US/mois), Chinatown YMCA Houston Street Center (réouverture le 14 août, 94$US/mois). Faut ce qu'y faut.
Mention spéciale : je me promets d'aller au moins une fois à Flushing Meadows Corona Park Pool & Rink, la seule piscine olympique que j'ai trouvée. Administrée par la NYC Park, donc certainement pas trop chère pour une visite, à une heure de subway dans Queens, probably worth it pour une fois ou deux.

Noms de pays : le nom, comme dirait Proust. Ce mot : Stuyvesant. Quessé ça? Je le revois qui désigne un secteur de Brooklyn, Bedford-Stuyvesant (Bed-Stuy pour les intimes), où il y a le queer-owned and operated bar C'mon Everybody. Work. Outre les piscines, je regarde craigslist new york city, je google lutier, puis violin maker manhattan, je procède à tâtons. Je collectionne les abonnements instagram de musicien·nes qui m'intéressent. Je commence à (re)connaître tel ou tel nom de lieu.

La meilleure ressource : nyc-noise.com avec tous les concerts qui s'en viennent, tous les lieux, très très complet et précieux, très informel avec les commentaires anti-gentrification, pro-diversité de la personne qui s'en occupe. Précieux comme echtzeitmusik.de, ma seule source d'information à Berlin, précieux comme feu la liste Avant-Montréal. Dommage de ne pas avoir quelque chose comme ça au Québec. Je pense souvent : « il faudrait bien que quelqu'un·e fasse ça », et j'ai un vertige en me disant que ça pourrait être moi. Ça pourrait être n'importe qui. Qui veut faire ça.

Le souffle donne la vie. Incidemment, j'écoute ces jours-ci un disque de Stockhausen acheté lors de mon dernier passage à Montréal il y a deux semaines : « Atmen gibt das Leben... » Un opéra pour chœur avec orchestre (sur bande). J'écoute ça en faisant le grand ménage en vue de la sous-location de mon appartement de Québec; j'écoute ça en cherchant les piscines, en faisant la vaisselle, en faisant la vaisselle, j'en reviens pas à quel point, même en habitant seul, je suis tout le temps en train de répéter les mêmes actions quotidiennes de ménage. Atmen gibt das Leben... devient mon hymne de préparation pour New York. Un son qui se détache de l'intention du compositeur pour entrer dans ma vie prendre une signification toute personnelle et puissante.

Mon piano va me manquer là bas. J'ai vu un Clavinova à 100$ sur craigslist. Hmmmm. Beaucoup de scam à NYC, n'est-ce pas? Il faut apprivoiser la culture pour ne pas se faire avoir.

Ne pas oublier d'apporter mon petit speaker bluetooth pour les podcasts sous la douche.
Ne pas oublier le casque de bain. Des vielles cordes de violoncelle au cas où.
Ne pas oublier de dire à ma sous-locatrice de ne pas utiliser de savon pour la cafetière italienne.

vendredi 11 août 2017

Naked State : Jour 10 + 11

Quelques images de Bare Oaks.

Un début de pratique vu par Cyn

Pratique à l'orée d'une lisière de bois

Mon spot de travail dans « the Outback » devant la fontaine

Un des chemins de Bare Oaks, maisons mobiles à l'horizon

Suite du chemin de Bare Oaks

« The Outback »

Derrière « the Outback », là où il y avait tant de grenouilles


Autre chemin de Bare Oaks, roulottes en vue
Symboles de toilette non genrés, bravo!


Douches extérieures, quand on a envie de se laver au soleil

Ma prestation dans le sentier filmé par Jacob

Prestation finale de 60 minutes devant public,
quelques minutes après le début


jeudi 3 août 2017

Naked State : Jour 10 + 2

Train du retour.

Des gens habitent une ville nommée Oshawa.

Je suis parti à 7 h 30, frénésie Union Station
Je suis arrivé à 23 h 45.

Nous sommes le lendemain de cette arrivée déjà.

dimanche 30 juillet 2017

Naked State : Jour 9

Seul à « the Outback » ce midi.
Porte fermée, rideaux fermés.
La chaleur suffocante traverse l'ombre.

Dernière journée de résidence.
Ma prestation solo aura lieu de 14 h à 15 h.
Je serai au centre d'un cercle de gens qui se donnent des massages.
Euhhhh ok. Cool.



La chaleur et le soleil sont épeurants.




Hier, Jour 8, je suis retourné à l'épinette bleue.
Boucler la boucle.

Il s'agit de la session dont je suis le plus satisfait.

Un paramètre, multiforme : Je n'exprime que le vent qui module l'amplitude du son, la direction du vent détermine la hauteur de note, un vent de dos prédominant m'inspire la trille la-sib (à peu près) sur la corde de sol, un vent de face m'inspire du suraigu sur la corde de ré et le vent qui change de position fait glisser les doigts le long des cordes avec croisements, pas de vent pas de son.






Mise-à-jour : J'ai donné un concert de feu.
Photos de Cyn.





Naked State : Jours 7, 8

(écrit le 29 juillet, Jour 8)

La résidence tire à sa fin. Une des artistes, Dee, devait quitter ce matin. Nous ne sommes plus que 10 artistes en résidence pour les deux derniers jours : Cyn et Katie avec qui je viens de déjeuner, Sidi qui s'est joint à nous, Jacob et Júlia rencontrés sur le chemin du retour à « the Outback », Bellavia et Eugenia qui étaient déjà ici ce matin, Maddie et Jamie qui doivent encore dormir.

Et moi. Marie Uguay dit : « J'en ai connu qui souffraient à perdre haleine / n'en finissent plus de mourir / en écoutant la voix d'un violon ou celle d'un corbeau / ou celle des érables en avril ».

La fontaine et l'étang n'en finissent plus
L'épinette bleue, les heures du soir et du matin
n'en finissent plus

Comme chaque fois que je pars, je n'ai pas envie de revenir. Pas plus que j'ai envie de rester. La nature -- défigurée -- de Bare Oaks m'aura bien servi, transpercé au-delà des moustiques.

Hier, Jour 7. Le stationnement de Bare Oaks s'est soudainement rempli. « Body Fest » arrive en ville. Les résidents en parlent depuis des jours; ils en parleront jusqu'à l'année prochaine. Quelques nouveaux visages, une trampoline, un kit de son extérieur, le pire drum circle que j'ai jamais entendu, le chargement de losers venus à Body Fest m'inspire peu. Je suis peut-être un peu raide.

Je fais une présentation vidéo aujourd'hui, Jour 8, puis un concert d'une heure demain.

Hier, Jour 7. Nous avons pris le temps de discuter du travail de chacun. Ç'a duré toute la journée. J'ai présenté une perf hybride contact impro avec le violoncelle, pose d'atelier de dessin, tondeuse en fa#, quelques cris d'oiseaux. Le feedback des autres est nourrissant. Pertinent. Quelques photos à analyser plus tard.

J'ai mis de la calamine sur mes piqûres de moustique. Le look « Prélude à l'après-midi d'un faune » (Nijinski), version pastel. À refaire.

De surcharger l'absence     la distance
Nous retournons aux conifères